Tableau des types Pokémon
forces et faiblesses
18 types, quatre multiplicateurs et une logique simple, une fois qu’on sait dans quel sens lire la grille.
Le tableau des types croise le type de l’attaque et celui du défenseur pour donner l’un de quatre résultats. Les Pokémon à deux types cumulent les multiplicateurs, et une immunité l’emporte sur tout le reste.
- 18 types depuis la sixième génération (ajout de la Fée en 2013).
- Quatre multiplicateurs : ×2 super efficace, ×1 neutre, ×0,5 peu efficace, ×0 immunité.
- Doubles types : les multiplicateurs se cumulent, jusqu’à ×4 ou ×0,25.
- STAB : ×1,5 quand l’attaque partage le type du Pokémon qui la lance.
Le tableau des types est l’outil le plus consulté par les joueurs de Pokémon, et aussi le plus mal lu. On le réduit souvent à quelques évidences — l’Eau bat le Feu, le Feu brûle la Plante — alors qu’il encode une grille complète de 18 types et de quatre résultats possibles. Comprendre comment il fonctionne vaut mieux que le mémoriser case par case : la logique, une fois saisie, s’applique à n’importe quel combat.
Dans quel sens lire le tableau
Première source de confusion : un tableau des types croise deux axes, le type de l’attaque et le type du Pokémon qui la reçoit. Selon la présentation, les lignes représentent le type attaquant et les colonnes le type défenseur, ou l’inverse. Avant toute lecture, il faut donc repérer la légende : on cherche toujours « telle attaque contre tel type défensif ».
Ce qui compte, c’est le type de l’attaque employée, pas le type du Pokémon qui la lance. Un Pokémon Feu peut très bien utiliser une attaque Sol ; c’est le Sol qui sera comparé au défenseur, pas le Feu. Cette distinction entre « type du Pokémon » et « type de l’attaque » est à l’origine de la plupart des erreurs de débutant.
Les quatre multiplicateurs
Le tableau ne renvoie que quatre valeurs. Il n’existe pas de « ×3 » ni de demi-mesure intermédiaire dans le calcul de base : chaque attaque tombe dans l’une de ces quatre catégories.
| Résultat | Multiplicateur | Exemple |
|---|---|---|
| Super efficace | ×2 | Eau contre Feu |
| Neutre | ×1 | Normal contre Eau |
| Peu efficace | ×0,5 | Feu contre Eau |
| Sans effet (immunité) | ×0 | Électrik contre Sol |
Les doubles types changent tout
C’est là que le tableau devient réellement stratégique. Un grand nombre de Pokémon possèdent deux types à la fois, et un Pokémon à double type applique successivement les deux relations défensives, qui se multiplient entre elles. Le résultat peut donc dépasser le simple ×2.
Double faiblesse
Deux types faibles à la même attaque : ×2 multiplié par ×2. Un type Plante/Sol encaisse ×4 face aux attaques Glace.
Double résistance
Deux résistances qui se cumulent : ×0,5 par ×0,5. L’attaque ne fait plus qu’un quart de ses dégâts.
L’immunité prime
Dès qu’un des deux types confère un ×0, le résultat est ×0. Aucune faiblesse ne peut compenser une immunité.
Les immunités à connaître par cœur
Les immunités sont peu nombreuses, mais décisives, car elles annulent purement et simplement une attaque. Les retenir évite bien des mauvaises surprises :
- Le type Vol est immunisé contre les attaques Sol.
- Le type Spectre ne subit rien des attaques Normal et Combat ; réciproquement, le type Normal est insensible aux attaques Spectre.
- Le type Sol ignore les attaques Électrik.
- Le type Acier ne craint pas le Poison.
- Le type Ténèbres est immunisé contre le Psy.
- Le type Fée ne subit aucun dégât des attaques Dragon.
Le STAB et ce que le tableau ne dit pas
Le tableau donne le multiplicateur de type, pas le dégât final. Le facteur le plus connu qui s’y ajoute est le STAB, pour « Same-Type Attack Bonus » : lorsqu’une attaque partage le type du Pokémon qui la lance, elle bénéficie d’un bonus de ×1,5. Un Pokémon Eau qui utilise une attaque Eau frappe donc plus fort qu’un Pokémon d’un autre type employant la même capacité.
Le tableau reste le point de départ du calcul, jamais son point d’arrivée. La statistique d’attaque, la puissance de la capacité, certains objets et des talents capables d’annuler une immunité ou une faiblesse entrent aussi en jeu.
Ce qui a changé au fil des générations
Le tableau n’a pas toujours eu cette forme. La première génération comptait quinze types. L’Acier et les Ténèbres ont été ajoutés en deuxième génération, en partie pour rééquilibrer un type Psy jugé trop dominant. La Fée, elle, est arrivée en sixième génération, en 2013, avec une mission claire : freiner les Dragons, jusque-là très difficiles à contrer.
Cette même sixième génération a modifié les résistances de l’Acier, qui a perdu sa résistance aux attaques Spectre et Ténèbres. Conséquence pratique : un tableau trouvé en ligne et datant d’avant 2013 contient des informations fausses sur ces points. Mieux vaut toujours vérifier qu’une grille correspond bien aux 18 types actuels.
À retenir
Trois repères suffisent à utiliser le tableau correctement. On lit toujours une attaque contre un type défensif, en vérifiant le sens de la grille. Quatre multiplicateurs seulement existent — ×2, ×1, ×0,5 et ×0 — et les doubles types les cumulent, jusqu’à ×4 ou ×0,25. Enfin, une immunité l’emporte sur tout le reste. Le tableau ne calcule pas les dégâts à votre place, mais il dit toujours par où commencer.
Combien y a-t-il de types dans Pokémon ?
Dix-huit depuis la sixième génération. Les quinze types d’origine ont été complétés par l’Acier et les Ténèbres en deuxième génération, puis par la Fée en 2013. Les jeux récents utilisent tous cette grille de 18 types.
Que signifie « super efficace » ?
Que l’attaque inflige le double de dégâts, soit un multiplicateur de ×2. Sur un Pokémon à double type faible à cette attaque sur ses deux composantes, le bonus monte à ×4, une double faiblesse particulièrement dangereuse.
Qu’est-ce qu’une immunité de type ?
Un multiplicateur de ×0 : l’attaque ne fait aucun dégât, indépendamment du reste du calcul. Une attaque Sol contre un Pokémon Vol, par exemple, est sans effet. L’immunité prime même sur une éventuelle faiblesse du second type.
Le tableau des types a-t-il déjà changé ?
Oui. La Fée a été ajoutée en 2013 pour contenir les Dragons, et l’Acier a perdu à la même occasion ses résistances au Spectre et aux Ténèbres. Un tableau antérieur à cette date n’est donc pas fiable sur ces relations.
Qu’est-ce que le STAB ?
Le « Same-Type Attack Bonus » : un bonus de ×1,5 appliqué quand l’attaque utilisée est du même type que le Pokémon qui la lance. Il ne figure pas dans le tableau des types mais s’ajoute ensuite au calcul des dégâts.
Le tableau des types n’est pas une liste à apprendre par cœur, mais une grammaire de combat : en saisir la logique vaut mieux que d’en mémoriser chaque case.